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Articles

Affichage des articles du octobre, 2012

Ta légende personnelle

J’entends ta colère et tes lamentations. Je les entends d’autant mieux que ta colère et la mienne et que tes lamentations sont les miennes aussi. Nous sommes frères toi et moi. Nous sommes faits du même bois.Depuis le jour de notre naissance, nous avons eu conscience, au plus profond de nous-mêmes, que tout ceci prendrait fin. Un jour ou l’autre, aussi sûr que nous sommes nés, nous mourrons. Ce court laps de temps qui nous est imparti – notre vie – nous avons toujours su, toi et moi, que nous devions le vivre pleinement. Il n’y aura pas de deuxième essai, pas d’autre chance. Cette vie, la nôtre, sans aucun doute possible, a un but ; un but unique, sacré et dont personne ne pourra nous détourner.Nous devons créer notre destin, bâtir notre légende personnelle.« Tu es seulement un instrument de la lumière. Tu n’as aucune raison de t’enorgueillir, ni de te sentir coupable ; il n’y a de motif que d’accomplir ton destin. » [1]Rien de ce que tu as fait ou feras à l’avenir ne tend pas vers ce…

La Bête en Vendée

Je suis d’accord avec Jean-Clément Martin , le terme de « génocide » n’est pas approprié dès lors qu’il est question du massacre des vendéens par les colonnes infernales de Turreau. Il n’y a pas eu la volonté d’exterminer les vendéens parce qu’ils étaient vendéens ; la Convention et le Comité de salut public ont sciemment laissé les colonnes infernales massacrer la population civile par simple souci d’efficacité militaire. Piètre consolation !Le Comité de salut public a cautionné et il a cautionné avec une lâcheté inimaginable. Ils connaissaient précisément les intentions de Turreau, ils savaient pertinemment ce qu’il allait faire mais se sont bien gardés de donner la moindre instruction écrite. Le paroxysme de lâcheté étant sans doute atteint avec la lettre du 6 février 1794 de Carnot à Turreau.Reste qu’en Vendée et ailleurs, ils ont massacré ou plutôt fait massacrer sans aucun discernement. Ils ont nommé des fanatiques pour organiser la terreur (Carrier à Nantes !) et envoyé leurs …

Régulons la finance !

C’est un fait entendu : cette crise est une conséquence directe de la dérégulation financière, de la funeste erreur commise par nos dirigeants qui ont cru, aveuglés par la doxa néolibérale, que le marché pouvait s’autoréguler, que cette fameuse main invisible était autre chose qu’un conte pour enfants naïfs. Il n’y a pas de débat et il ne doit pas y en avoir : l’heure est aux solutions, aux réformes ambitieuses, au volontarisme ; en un mot : à la reprise en main des banques, des marchés et de la finance en général par les pouvoirs publics.Voici donc mes propositions :Ce qu’il faudrait, dans un premier temps, c’est confier la supervison du secteur bancaire et financier au pouvoir politique – au ministère de l’économie et des finances – auquel on adjoindrait un comité que je propose d’appeler le Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières qui serait en charge d’assister le ministre dans l’élaboration d’un cadre légal pour mettre fin aux excès de la finance. …

Pile ou face ?

Je vous propose un jeu. Vous avez le choix entre deux alternatives : soit je vous donne 100 euros immédiatement et le jeu s’arrête là ; nous appellerons cela l’option sans risque. Soit nous jouons à pile ou face ; pile, vous gagnez 1 200 euros ; face vous perdez 1 000 euros. Que feriez-vous ?Comme la plupart des gens, vous avez sans doute préféré prendre mes 100 euros et en rester là. Vous avez sans doute remarqué que l’espérance de gain du tirage à pile ou face était strictement équivalente à celle de l’option sans risque. Vous avez une chance sur deux de gagner 1 200 euros et une chance sur deux de perdre 1 000 euros ; ce qui nous donne bien une espérance de gain de 100 euros. Ce qui fait que vous avez choisit l’option sans risque c’est qu’à espérances de gain équivalentes, le tirage à pile ou face vous expose à un risque. Or il se trouve qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes averses au risque.« Fais attention », « sois prudent », « ne prend pas de risque »… Ce sont les sages con…

Chers tous

Chers tous,Nous n’avons aucune revendication à formuler. Rien. Nous n’attendons rien de vous. Faites ce que vous voulez.Mais soyez prévenus : nous ne produirons plus rien ; pas en France du moins. Nous ne créerons plus d’entreprises, nous n’écrirons plus de musique et nous ne publierons plus de livres. Vous n’aurez rien à taxer ; pas un centime. Vous devrez trouver un autre moyen. Sans nous.Nous allons cesser de vous exploiter, de vous vendre des produits dont, à ce qu’il parait, vous ne voulez pas. Si vous voulez un travail et de quoi remplir votre garde-manger, demandez à l’État. Si vous voulez un toit sous lequel dormir, demandez à l’État. Si vous voulez des vêtements pour vous protéger du froid, demandez à l’État. Après tous, n’est-ce-pas ce que vous vouliez ?Nous allons cesser de gagner de l’argent. Nous vous laissons vos euros. Prenez-les tous jusqu’au dernier et assurez-vous de n’en oublier aucun. Quand vous aurez faim, nos restaurants seront fermés ; vous pourrez manger vos eu…

Choc fiscal : les plus-values

Le 31 décembre 2012, Johny investit toutes ses économies, 300 000 euros, dans une petite entreprise. Dès sa première année d’activité ses affaires se portent bien et il réalise un résultat net avant impôts de 30 000 euros ; soit un rendement sur fonds propres (Return on Equity pour les anglophones) de 10%. Comme Johny pense que son marché a un immense potentiel, il ne se verse pas un sou et réinvestit les 19 671 euros qui lui restent après paiement de l’impôt sur les sociétés (IS, 34,43% au taux normal). Bien lui en a prit : chaque année, il réédite l’exploit de maintenir son taux de rendement à 10% ce qui fait que ses bénéfices et ses fonds propres augmentent régulièrement.Au bout de dix ans, le 31 décembre 2022, Johny décide de vendre son affaire. Comme cette dernière est rentable et qu’elle affiche désormais des fonds propres de 566 163 euros [1], il arrive à en tirer un bon prix : par hypothèse 1 132 325 euros ; c'est-à-dire deux fois les fonds propres.Le gouvernement, au trav…

Le socialisme en chemise brune

GK : Benoît Malbranque, vous publiez Le Socialisme en Chemise Brune, un « essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien. » Bénéficiez-vous d’une protection policière ?BM : Vous pensez que je devrais ? (Rires). Non, d’ailleurs le livre relève de l’analyse historique et pas de l’essai polémique. Son objet n’est pas de dire que le socialisme est une forme de nazisme. Ce serait prendre les choses à l’envers. Mon objectif est d’apporter des réponses à une question en apparence assez banale, à savoir : Pourquoi Hitler intitula-t-il son mouvement National-Socialisme (Nationalsozialismus).La plupart des historiens n’ont pas voulu prendre l’idéologie nazie au sérieux et ont prétendu sans même le prouver que le nazisme n’avait rien à voir avec le socialisme. Pourtant, Hitler se disait lui-même socialiste, Joseph Goebbels qualifiait son idéologie de « socialisme national », l’ancien numéro deux du parti, Gregor Strasser, disait travailler à une « révolution socialiste », …

Choc fiscal : les dividendes

Officiellement, sur la base des informations du PLF 2013, la fiscalité des dividendes perçus par des particuliers se décompose comme suit :Les prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) à hauteur de 15,5% du montant du dividende brut ;L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) calculé selon la barème progressif et assis sur 45,1% (40% d’abattement et 5,1% de CSG déductible) du montant du dividende brut.Bien sûr, avant de verser un dividende, toute entreprise domiciliée en France paye un impôt sur les sociétés (IS) qui réduit d’autant le montant dudit dividende. Le taux normal de cet impôt est de 33% 1/3 auquel il faut rajouter une contribution sociale de 3,3% du montant de l’IS ; soit un taux effectif de 34,43%. Néanmoins, certaines sociétés échappent à cette contribution sociale [1] et peuvent bénéficier d’un taux réduit d’IS de 15% pour la fraction de leur bénéfice net avant impôt qui est inférieure à 38 120 euros [2].Le calcul du taux de fiscalisation réel des dividendes impose do…

Taux d'imposition supérieur à 100%

Prenons le cas d’un célibataire sans enfants avec un revenu de 100 000 par an. En principe, après l’abattement de 10% et application des différentes tranches, il devrait payer un IRPP de 23 571 euros ; soit un taux moyen de 23,6%.Admettons que ce célibataire ait acheté pour 75 000 euros d’une obligation à 4%. Chaque année, il perçoit donc, en plus des revenus évoqués ci-dessus, 3 000 euros d’intérêts.Selon le PLF 2013, avec ces intérêts, son IRPP augmente de 1 225 euros à 24 796 euros [1] auxquels viennent s’ajouter les 465 euros dus au titre des 15,5% de prélèvement sociaux ; au total, il paye donc 25 261 euros d’impôt.Au total, ces intérêts sont donc frappés à hauteur de 1 690 euros (25 261 – 23 571) ; c'est-à-dire à 56,3%.C’est ici que les choses cessent d’être fiscales pour devenir économiques.Imaginons que l’inflation – qui est, je le rappelle, un impôt – soit stable à 2%. Le rendement réel de l’obligation de notre célibataire n’est donc pas de 4% mais de 2% ; autrement dit s…

Coin de table : les dividendes

Je ne suis pas fiscaliste. Ce qui suit est ce que je comprends à ce jour ; vos corrections sont les bienvenues :Soit une Sarl qui réalise un bénéfice net avant impôt de 500 000 euros. L’actionnaire unique de cette entreprise – pour simplifier – est célibataire, ne perçoit ni salaire de l’entreprise, ni aucun autre revenu et souhaite se verser l’intégralité du bénéficie réalisé sous forme de dividendes.Au titre de l’Impôt sur les sociétés (IS), la Sarl devra payer 31,9% de son bénéfice net avant impôt ; soit 159 678 euros. Cette somme se décompose comme suit : 38 120 euros taxés à 15% et 461 880 euros taxés à 33 1/3. L’actionnaire de la Sarl peut donc se payer 340 322 euros de dividendes [1].Ce dividende va être, au premier abord, taxé à hauteur de 15,5% au titre des « prélèvements sociaux » ; la CSG (8,2%), la CRDS (0,5%), un prélèvement social de 5,7% et une contribution au financement du RSA de 1,1%. Au total, le propriétaire de cette entreprise devra donc s’acquitter d’un premier i…

Rhouuu rhouuu

Il y a moins de 100 heures, une bande de copains, des créateurs de startups, découvraient sans trop y croire la teneur du choc fiscal prévu par le projet de loi de finances pour 2013 en général et les mesures qui les concernaient en particuliers. C’était la naissance des « Pigeons », le mouvement de défense des entrepreneurs français. Alors qu’internet fleuri de théories complotistes et que tous ce que la toile compte d’étatistes accusent ce mouvement d’être un coup de marketing politique, il est peut être (déjà !) temps de rétablir la chronologie des faits et un minimum de vérité : oui, les pigeons sont bel et bien un magnifique exemple d’ordre spontané, un bricolage entre amis qui est en train de prendre des proportions qu’ils étaient loin d’imaginer.Ça commence vendredi 28 septembre, en tout début d’après-midi, avec une conversation qui s’engage entre plusieurs amis sur un post Facebook publié par un certain Carlos qui résume le matraquage fiscal prévu par le PLF 2013. À 13:16, Fab…

Sévices publics

Madame Filippetti, qui est entre autres ministre de la télévision d’État, estime que la « course à l’audimat » à la manière des « chaînes commerciales » n’est pas une bonne stratégie pour le groupe France Télévisions et souhaite que ce dernier se réoriente vers « une vraie mission de service public. »La ministre établit donc une distinction entre deux stratégies orthogonales :
(i) La stratégie commerciale qui consiste à diffuser des programmes conçus pour nous plaire et dont le financement dépend du public qu’ils intéressent (abonnements, publicité) ;
(ii) La stratégie du service public qui consiste à nous forcer à financer des programmes indépendamment de notre intérêt pour ces derniers (redevance).Madame Filippetti nous rappelle donc fort opportunément la différence fondamentale qui existe entre un service commercial et un service public en général. Un service commercial n’existe que dans la mesure où un nombre suffisant de consommateurs acceptent d’en payer le coût. Au contraire et…

Zola : l'égalité, jamais !

« Je suis en train de travailler à un roman, L'Argent, qui traitera des questions concernant le capital, le travail, etc., qui sont agitées en ce moment par les classes mécontentes. Je prendrai comme position que la spéculation est une bonne chose, sans laquelle les grandes industries du monde s'éteindraient, tout comme la population s'éteindrait sans la passion sexuelle. Aujourd'hui les grognements et grommellements émanant des centres socialistes sont le prélude à une éruption qui modifiera plus ou moins les conditions sociales existantes.« Mais le monde a-t-il été rendu meilleur par notre grande Révolution ? Les hommes sont-ils en quoi que ce soit en réalité plus égaux qu'ils ne l'étaient il y a cent ans ? Pouvez-vous donner à un homme la garantie que sa femme ne le trompera jamais ? Pouvez-vous rendre tous les hommes également heureux ou également avisés ?« Non ! Alors arrêtez de parler de l'égalité ! La liberté, oui ; la fraternité, oui ; mais l'ég…

#geonpi

C'est par ici facebook.com/lespigeonsentrepreneurs et par là twitter.com/DefensePigeons.Rhouu rhouu...