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Plus avec moins

Le 16 février 1991, Radio Shack, le « magasin de technologie de l’Amérique », fêtait l’anniversaire de son président [1] en s’offrant cette page de publicité dans les colonnes du Buffalo News.

Au total, si vous souhaitiez acquérir l’ensemble des merveilles présentes sur cette publicité, il y en avait pour 3 285 dollars de 1991 ; soit 11,4% du revenu annuel médian d’une famille étasunienne (28 875 dollars). Vingt-deux ans plus tard, en corrigeant les prix de ces gadgets high-techs de l’inflation, il vous en coûterait – grosso modo – 5 650 dollars actuels [2] ; soit 11,3% du revenu annuel médian d’une famille étasunienne (50 009 dollars, chiffre de 2012). Dès lors, pensez-vous peut-être, on peut en conclure que le niveau de vie des américains, du moins en ce qui concerne les appareils électroniques et informatiques, n’a quasiment pas progressé.

Sauf que, si vous y regardez de plus près, à l’exception du détecteur de radar à 79,95 dollars et des haut-parleurs à 149,95 dollars, tous ces appareils peuvent avantageusement être remplacés par un simple iPhone. Les fonctions téléphoniques ? Évidemment. La radio ? Aussi. Le réveil ? Je l’utilise tous les jours. La musique ? Combien de CDs rentrez-vous dans un iPhone ? Calculatrice, caméscope, dictaphone et jusqu’au Tandy 1000 [3], un iPhone, même d’entrée de gamme, fait plus et mieux que tous ces appareils réunis.

Sans le détecteur et les haut-parleurs, notre panier de gadgets vaut l’équivalent de 5 255 dollars actuels (3 055 dollars de 1991) tandis que vous pouvez acquérir le dernier iPhone (5s, 16GB) pour 649 dollars. C’était il y a vingt-deux ans.

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[1] Un certain Leonard H. Roberts, né le 19 février 1949.
[2] 1 dollar de 1991 vaut environ 1,72 dollars de 2013. Ça n’est jamais que 2,5% d’inflation cumulée pendant 22 ans.
[3] Et son disque dur de 20 MB quand le moindre iPhone affiche 819 fois plus de capacité de stockage.

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