Accéder au contenu principal

Là où va l’argent

Voici les flux nets annuels cumulés sur les Mutual Funds américains (l'équivalent de nos OPCVMs) de 1990 à 2012 d'après les données de la Sifma [1] :

Entre 2007 et 2012, les fonds d’actions (Equity) ont subi une décollecte de 554 milliards de dollars tandis que les fonds obligataires (Bond) – massivement investis en bons du Trésor US – ont collecté à hauteur de 1 082 milliards de dollars. Notez aussi l’énorme mouvement de collecte des fonds monétaires (Money Market) en 2007/08, suivi de sortie tout aussi massives en 2009/11.

Le Investement Company Institute nous permet de zoomer sur la période plus récente et surtout de distinguer les fonds investis en actions US et ceux qui investissent en actions internationales [2]. Voici donc les flux mensuel de janvier 2007 (i.e. début de la crise) au 8 mai 2013 sur les fonds d’actions US, les fonds d’actions internationales et les fonds obligataires (NB : contrairement au graphique précédent, nous n’avons pas les stocks de départ : on cumule donc à partir de zéro) [2] :

Juste pour vous donner un ordre de grandeur, à la fin de l’année 2011, les Mutual Funds investis en actions US détenaient environ un quart de la capitalisation boursière des actions américaines. Depuis janvier 2007, ils ont subi une décollecte de près de 600 milliards de dollars alors que les fonds obligataires – massivement investis en dette publique US – ont collecté plus de 1 200 milliards de dollars.

---
[1] Securities Industry and Financial Markets Association (Sifma) US Mutual Fund Assets and Net Cash Flow (MàJ 15/02/2013)
[2] Investement Company Institute (Ici) Estimated Long-Term Mutual Fund Flows Data (MàJ 15/05/2013)

Commentaires

  1. Tout bon contrariant déduira que c'est le bon moment d'investir en actions et sortir de l'obligataire....

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Le salaire minimum à 15 dollars de Seattle

En général, la (fonction de densité de la) distribution des salaires ressemble à quelque chose comme ça : C’est-à-dire que relativement peu de gens touchent des salaires très bas (à gauche de la distribution), la plupart perçoivent un salaire proche du salaire médian (au milieu) et, plus on monte dans l’échelle des rémunérations (vers la droite), plus ça devient rare. Sur un graphique de ce type, le P.-D.G. d'une société du CAC 40 ou un joueur international de football se promènent à quelques dizaines de centimètres à droite de votre écran mais ces cas sont si exceptionnels que le trait bleu est invisible à l’œil nu.Le point MinW indique le niveau du salaire minimum légal. À gauche de ce point, en rouge, vous trouvez toutes les personnes dont le travail vaut moins que le salaire minimum. Typiquement, ce sont des gens peu qualifiés, peu expérimentés et même souvent les deux. C’est-à-dire qu’étant donné le niveau du salaire minimum, ces gens-là sont tout simplement inemployables. C&#…

L'océan de cash

Du 4 juillet 2007 au 5 juillet 2017, le total du bilan de la Federal Reserve [1] est passé de 860 à 4 4 trillions de dollars — c’est à dire qu’il a quintuplé. À l’actif de la banque centrale étasunienne, cette croissance phénoménale se traduit par l’explosion de son portefeuille d’obligations émises par le Department of the Treasury — lequel atteint aujourd’hui 2,5 trillions — auquel se rajoutent les titrisations de créances hypothécaires (Mortage-Backed Securities) rachetées à Fannie Mae et Freddie Mac pour environ 1,8 trillions.Il s’agit, bien sûr, des conséquences d’une politique monétaire historiquement accommodante qui a conduit la Fed à intervenir massivement sur le marché obligataire. Très schématiquement : la Fed a créé des dollars ex-nihilo, ce qui ne lui coûte presque rien, et c’est servi de la monnaie ainsi créée pour racheter massivement les obligations qui se trouvent aujourd’hui sur son bilan. L’objectif, naturellement, étant de faire baisser les taux et ainsi — du moins…