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Productivité et taux d’emploi

Avec E, le nombre de personnes occupant un emploi dans une économie donnée, on peut réécrire le PIB par habitant de la manière suivante [1] :

Dans cette équation, p peut être considéré comme un proxy de la productivité du travail des personnes employées ; c’est la quantité de richesse moyenne créée par chaque personne qui travaille ; la résultante de la quantité et de l’efficacité du travail fourni par chacun. Par ailleurs, le rapport de la population employée sur la population totale que nous notons ici e peut être interprété comme un taux d’emploi qui dépend de facteurs démographiques (la proportion d’enfants et de retraités) mais aussi du taux d’emploi de la population active (i.e. conceptuellement : 1 moins le taux de chômage).

En utilisant les données du FMI [2], on peut représenter les PIB par habitant (en US$, moyennes de 2009 à 2013) de quelques pays riches pour lesquels les données sont disponibles de la manière suivante :

Les bandes grisées correspondent à des quartiles de PIB par habitant ; la bande inférieure est celle des 25% les moins élevés de l’échantillon (Grèce, Espagne, Corée du sud…) ; la suivante (plus foncée) correspond au 25% suivants (France, Royaume-Uni, Allemagne…) ; la ligne rouge est la médiane et ainsi de suite.

Graphique à interpréter avec toutes les précautions qui s’imposent (mesure du PIB, qu’est-ce que l’on appelle une personne employée, interdépendances entre ces deux ratios…).

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[1] Bien sûr, c’est une tautologie ; vous pouvez remplacer E par n’importe quel chiffre, cette égalité reste vrai.
[2] Fonds Monétaire International, World Economic Outlook database (MàJ oct 2012).

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