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Articles

Affichage des articles du novembre, 2012

Bouffonneries montebourgeoises

M. Montebourg, appuyé pour l’occasion par le reste du gouvernement et le Président de la République, a donc signifié à M. Mittal que lui et son groupe n’étaient plus les bienvenus en France et a agité le chiffon rouge d’une nationalisation du site de Florange. Colère d’opérette, petits moulinets de bras frénétiques, décisions à l’emporte-pièce et déclarations guerrières de petit caporal-chef… Il y a décidément du Sarkozy dans cet homme là !Évidemment, vues de New Delhi, les déclarations de notre ministre suscitent l’étonnement quand ce n’est pas une certaine forme d’agacement. Étonnement parce qu’on a du mal à comprendre pour quelles obscures raisons, et au regard du taux de chômage que nous nous coltinons, un ministre chargé du « redressement productif » s’en prendrait aussi violement à un groupe qui génère un peu plus de 20 000 emplois sur son territoire ; agacement parce que le contribuable indien moyen sait qu’il va bientôt devoir financer l’acquisition de 126 Rafales – soit un co…

Ils sont partout !

Bien. Ça ne vous a sans doute pas échappé mais The Economist, aussi connu sous le nom de Pravda du capital (Laurent Joffrin) ou, plus récemment, de Charlie Hebdo de la City (Arnauld Montebourg), vient d’en remettre une couche. Après A country in denial (mars 2012) et The rather dangerous Monsieur Hollande (avril 2012), voici The time-bomb at the heart of Europe dans lequel l’éditorialiste estime que notre beau pays est aujourd’hui la principale menace qui pèse sur les cieux déjà bien assombris de la zone euro. Nous n’allons pas revenir sur le fond de l’article ni sur les réactions outragées et néanmoins parfaitement synchronisées de notre petite mafia politico-médiatique. Au lieu de cela, je vous propose un rapide tour de l’internet sauvage et dérégulé pour voir comment notre presse écrite d’élite présente The Economist.Dans le désordre : l’Expansion nous rappelle, fort opportunément, que « cet hebdomadaire des affaires très influent » est aussi « très libéral » en plus d’être britann…

Attaque de la finance

Monsieur Dupond, après une longue carrière d’exploitation capitaliste, a réussit à se constituer une épargne pour améliorer l’ordinaire une fois l’âge légal de la retraite passé ou, le cas échéant, pour survivre des fois que l’État ait fait faillite d’ici-là. Comme il est patriote, Monsieur Dupond décide d’aider l’État français à se financer en plaçant ces économies sur l’OAT 2,25% 25 octobre 2022, obligation émise pour de vrai le 31 octobre dernier [1].Il faut dire que des emprunts d’État, il y en a. C’est la maladie classique des social-démocraties : elles sont en permanence tiraillées entre une cette part de leur électorat qui réclame des services publics gratuits (i.e. financés par l’impôt) et ceux de leurs électeurs qui rechignent à raquer pour les autres. Du coup, afin d’assurer la réélection de l’équipe en place et une fois les trésors du génie fiscal épuisés, la social-démocratie se met à créer des dettes. Mieux encore, elle a même trouvé un moyen de justifier scientifiquement…

Courber l’échine

Une étude réalisée le 13 novembre 2012 par Toluna Quicksurveys pour EconomieMatin.fr dévoile deux informations tout à fait surprenantes. Primo, pas moins de 85% des français interrogés pensent que « trop d’impôt tue l’impôt » et 72% d’entre eux estiment que les hausses d’impôts annoncées ces dernières semaines entraineront une augmentation de la fraude fiscale l’année prochaine. Par ailleurs, 86,5% des personnes interrogées pensent que « le problème n’est pas d’augmenter les impôts, mais de réduire les dépenses de l’État. »Nous ne tomberons pas, chers amis, dans le travers ridicule qui consiste à croire – ou à faire semblant de croire – que la réalité se décide à la majorité ; ce n’est pas parce qu’une majorité de français pensent quelque chose que c’est vrai ; ça ne signifie d’ailleurs pas non plus que c’est faux. Les seules conclusions que nous pouvons tirer de cette enquête sont les suivantes : d’une part, une majorité écrasante de nos compatriotes estiment qu’il existe un seuil au…