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Articles

Affichage des articles du novembre, 2011

Crédit bancaire aux US depuis 1973

Crédits industriels et commerciaux vs. crédits immobiliers aux États-Unis (en pourcentage du volume total de crédit accordé par les banques commerciales aux États-Unis).Source : Fed.Comment la règlementation bancaire a complètement modifié la structure des crédits accordés par les banques aux États-Unis : en janvier 1973, les crédits industriels et commerciaux dominaient (23,7%) les crédits immobiliers (17,2%). En novembre 2011, la relation est complètement inversée : les crédits immobiliers représentent 37,3% des crédits bancaires tandis que les crédits industriels et commerciaux ne représentent plus que 14%.Pour mémoire : le ratio de Bâle premier du nom (a.k.a. ratio Cooke) est mis en œuvre à partit de 1988, il va de soit que les banques ont anticipé cette évolution règlementaire. L’accélération des crédits immobiliers à partir de 1998 coïncide avec les diverses initiatives de l’administration Clinton destinées à favoriser l’accession à la propriété (notamment des ménages les plus m…

L’étrange tâche, édition agences de notation

Imaginons que vous soyez en charge des investissements d’une caisse de retraite (par exemple) et qu’une loi qui encadre votre activité vous impose de ne détenir que des obligations notées A3 au minimum [1]. Les taux sont bas, vous avez des contraintes de passif à gérer et vous décidez d’acheter des obligations d’État italiennes qui, tout en étant en ligne avec ladite règlementation (A2), vous permettent de gagner quelques dixièmes de points de rendement supplémentaires. Par ailleurs, (i) vous n’avez, pour des raisons qui vous sont propres, aucune confiance dans le jugement des agences de notation et (ii) vous êtes absolument convaincu que l’Italie, malgré ses difficultés, parviendra à honorer ses engagements.Moody’s décide de dégrader la note l’État italien de deux crans à Baa1 : que ce passe t’il ?Eh bien vous vendez. Vous ne vendez pas parce que vous avez soudainement repris confiance dans le jugement des agences ; vous ne vendez pas parce que vous êtes un odieux spéculateur qui vou…

La thèse de la folie collective

La thèse officielle, celle qui est relayée par nos partis politiques et les médias, attribue la crise des subprimes à la dérèglementation bancaire. Selon cette vision des choses, une « idéologie libérale dominante » aurait poussé le législateur à mettre fin à tout ou partie de l’arsenal législatif qui empêchait les banques de prendre des risques trop importants au risque de provoquer l’effondrement du système monétaire et financier international. Une mesure souvent citée en exemple est le rappel du Glass-Steagall Act sous la présidence de Bill Clinton, entrée en vigueur en novembre 1999 [1].La première remarque qu’appelle cette hypothèse concerne la réalité des faits : y-a-t’il eut, oui ou non, une dérégulation de l’industrie bancaire aux États-Unis au cours des dernières décennies ? Évidemment, la réponse est loin d’être évidente. Si l’on se réfère au nombre de lois ou au nombre de pages de textes de lois, on aboutit à la conclusion exactement inverse : comme dans beaucoup de pays oc…

Qui doit combien à qui ?

Une remarquable infographie de la BBC. C’est ici.Via Mark Perry.

Crise et déréglementation

« Considérez ceci :Les banques ont déversé d’énormes sommes d'argent dans une classe d'actifs donnée. Elles étaient encouragées à le faire par le législateur, bien qu'il y ait un certain désaccord quant à savoir si c'était la raison principale de leurs décisions. Ces actifs ont un long historique de bonnes performances, mais un examen attentif des faits aurait allumé des voyants rouges. Le marché des actifs en question plonge alors que le risque de défaut augmente fortement. Cette baisse entraîne de nombreuses grandes banques, obligeant les gouvernements à venir à leur secours.Qu'est-ce que je viens de décrire ? Le fiasco des subprimes ou le fiasco de la dette souveraine des PIGS ? Je dirais les deux. Je dirais que ces deux crises sont essentiellement identiques. (Je dois préciser que par « essentiellement identiques » Je veux dire par essence, non pas dans les moindres détails.)Bien sûr, la crise des subprimes est venue en premier, nous allons donc considérer l’ex…

Cas pratique : commerces de proximité.

Il y a quelques jours, en me promenant dans le centre ville de Marseille, je suis tombé, pour la première fois de ma vie, sur un Casino Shopping. Il faut que je vous dise, amis lecteurs, que si je ne déteste pas plus que ça faire mes courses, il y a une chose que j’abhorre : ce sont les supermarchés. Je hais leurs rayons interminables bourrés de milliers de références identiques, j’exècre leurs musiques d’ambiances exaspérantes, je vomis leurs éclairages cliniques, je maudis l’attente interminable aux caisses… bref, j’ai une sainte horreur de toutes les grandes surfaces du super à l’hypermarché.Mais là, le Casino Shopping m’a bluffé.Comment vous dire ? Dés la porte franchie, un parfait inconnu – qui semble rétrospectivement être le gérant du magasin – me gratifie d'un « bonjour monsieur » façon Pagnol. Je sais, on est à Marseille et à Marseille c’est l’usage mais tout de même, pas dans un supermarché. Ensuite le design des lieux : parquet, rayons tout en rondeur, clairs, accessibl…

Deuxième lettre à Nicomaque

Cher Damien,Il nous faut, je crois, distinguer les normes morales elles-mêmes de leur inscription dans la loi.Sur la morale en tant que telle, je considère qu’il n’y a pas une morale unique mais des morales individuelles qui, prises ensemble, permettent de dégager un plus petit dénominateur commun ; une conception commune du bien, du mal, du juste et de l’injuste. Tu me dis, par exemple, que tu te définis comme un conservateur moral et culturel ; c’est bien là une des définitions possibles de la morale. Pourtant, tu ajoutes que, bien que conservateur, tu refuses d’imposer tes préceptes aux autres par la force de la loi : c’est, comme tu le dis toi-même, une position originale parmi ceux qui se reconnaissent sous l’appellation de conservateurs – et une position bien plus courante chez les libéraux. C’est donc bien une conception de la morale qui t’est propre, issue de l’héritage transmis par tes parents comme de tes propres expériences et réflexions. De la même manière, si je partage t…

Lettre à Nicomaque

Cher Damien,Comme tu le supposes très justement, nos avis divergent dès lors qu’il est question d’introduire une notion de morale dans la justification ou l’établissement d’une peine.Je suis méfiant quant à cette notion de morale. De quelle morale parlons-nous ? Dite par qui et sur quelles bases ? Je tiens, moi, qu’il y a à peu près autant de morales que de membres de la société. Celui-ci fondera ses jugements moraux sur des préceptes religieux, celui-là verra la morale au travers du prisme de ses convictions politiques. Quoique nous fassions, et même si nous réussissons à dégager un consensus, ce que tu nommes « morale » ne saurait être universel ; et je crois même que ni toi ni moi n’aimerions vivre dans un monde où les hommes sont à ce point semblables qu’ils partagent tous la même définition de ce qui est moral et de ce qui ne l’est pas.Sommes-nous seulement capables de définir une morale commune ? Il faudra bien, me diras-tu, sinon comment pouvons-nous espérer établir des lois. C…

Eurodominos - Spread France/Allemagne

Les obligations de l'Etat français traitent 1,5% au dessus de leurs équivalents allemands.Source : Bloomberg

Priceless

«
- So let me get this straight: You’ve been here for height weeks and… you already have a ghetto.
- Well… I mean…
»C’est grandiose : les gentils « progressistes » qui #Occupy Wall Street, ces merveilleux humanistes bourrés de sentiments mielleux et égalitaristes, après 8 semaines d’occupation de Wall Street ont déjà recréé une bonne vieille société bien ségrégationniste avec son joli ghetto pour les gentils pauvres.Mieux encore, et pour la bonne bouche, savez-vous où ces pitres se réunissent pour décider de la suite à donner à leurs actions ? Dans le hall du 60 Wall Street : l’immeuble de la Deutshe Bank.

Le 1%, le vrai

Nos députés ont donc refusé, lundi 14 novembre 2011, de réduire leurs indemnités parlementaires de 10%. Les opposants de cette réforme proposée par Lionnel Luca, député UMP niçois tendance Droite populaire [1], à cette mesure parlent de « démagogie », de « gadget », de « populisme » et certains rappellent même qu'ils travaillent beaucoup et méritent bien leurs indemnités (source). Mieux encore, comme le note Sophie de Menthon, l’opposition a visiblement décidé de ne pas ce prononcer – moyen subtil de faire croire qu’on pourrait éventuellement être d’accord mais qu’on refuse de ce prononcer parce que le projet est présenté par un socialiste de droite.Rappel des faits (officiels… donc sans garantie) :L’indemnité parlementaire perçue par un député ou un sénateur s’élève à 7 100,15 euros bruts par mois (5 405,76 euros nets) dont 1 420,03 euros d’indemnité de fonction non imposables. A ce montant peuvent se rajouter jusqu’à 2 757,34 euros nets au titre de leurs éventuels mandats locaux…

Maths dissuasives

Mon papier sur le Pacte 2012 pour le Justice et les commentaires de Me Eolas a suscité quelques émotions (sur Contrepoints et par mail principalement). Par ailleurs, l’Institut Pour la Justice a publié une réponse aux attaques de Me Eolas (voir aussi les commentaires de Cicero Alunitius). Il se trouve qu’il y a, parmi les membres et sympathisants de l’IPJ, un certain nombre de gens pour lesquels j’ai beaucoup de respect et d’amitié ; en conséquence de quoi, il est tout à fait possible que – finalement – j’ai bien fait de signer ce pacte. Je suis donc en train de lire ce que publie l’IPJ – ce que j’aurais du faire avant de signer – et je vous invite à faire de même. Ça, c’est fait.Je voudrais revenir sur cette notion de dissuasion. Lors de mon précédent billet, j’évoquais cette vieille idée qui me trotte dans la tête selon laquelle, selon moi, la justice ne devait pas être pensée en tant qu’instrument répressif mais en tant que système de dissuasion (Nicomaque me signale que c’est la p…

Alea moral, édition landesbanks

Hier, mercredi 16 novembre 2001, Moody’s a publié un rapport dans lequel l’agence dégrade la dette senior de 10 landesbanks et filiales de landesbanks (communiqué de presse). Seules WestLB et Landesbank Berlin échappent à la dégradation ; DekaBank Deutsche Girozentrale (DekaBank) perd 1 notch ; 3 institutions perdent 2 notches et 6 banques sont dégradées de 3 notches.NomDeANotchesDekaBankAa2Aa3-1HelabaAa2A1-2SaarLBA1A3-2HSHA3Baa3-2BayernLBA1Baa1-3Deutsche HypoA1Baa1-3LBBWAa2A2-3NORD/LBAa2A2-3NLBLAa3A3-3BremerLBAa2A2-3Les landesbanks sont une spécificité allemande ; ce sont des banques publiques, majoritairement détenues par leurs länders respectifs. Après Dexia, celles et ceux qui nous expliquent que cette crise est une conséquence de la rapacité des banquiers vont devoir nous expliquer comment et pourquoi des banques publiques, détenues, réglementées et gérées par les pouvoirs publics se trouvent, elles aussi, dans une telle situation. Mais là n'est pas le plus intéressant.Ce qui…

Après le gaz, l'huile

En complément de mon papier sur les gaz de schiste, cette fois-ci sur l'huile de schiste : Dans le Dakota du nord, l’exploitation de la formation de Bakken dans le bassin de Williston bat son plein ; au cours des deux dernières années, la production d’huile de schiste de l’État a doublée pour atteindre 464 129 barils de brut par jour en septembre 2011 – c'est-à-dire 96% de la production de l’Équateur (485 000 bpj). On estime la réserve de pétrole exploitable de la formation de Bakken à 4,3 milliards de barils (autant que l’Égypte).Pour mémoire : en France aussi on a du pétrole. En revanche, on a que des mauvaises d'idées.Via Mark Perry.

RIP Malthus, édition gaz de schiste

Dans un rapport spécial publié en 2010 [1], le Conseil Mondial de l’Énergie estimait la ressource mondiale de gaz de schiste à 456 trillions [2] mètres cubes tandis que les réserves de gaz naturel conventionnel étaient évaluées à 187 trillion m3. Le moins que l’on puisse dire c’est donc que le gaz de schiste, c’est tout sauf une ressource d’appoint. En revanche, l’extraction du fameux gaz pose quelques problèmes pratiques et financiers qui sont loin d’être négligeables : primo, il est emprisonné dans des roches (des schistes argileux sédimentaires [3]) peu perméables qui ne permettent pas d’obtenir un débit suffisant pour rentabiliser un forage et ce, d’autant plus que, secundo les fameuses roches se trouvent en général à bonne profondeur et sur des surface relativement étendues. Bref, il y a encore une dizaine d’années, peu de gens croyaient à une exploitation industrielle rentable du gaz de schiste.Mais George P. Mitchell, lui, y a cru dur comme fer. Né en 1919 d’un couple d’immigra…

Golden State mais plus pour longtemps

S’il y a une chose formidable dans une fédération d’États, c’est que quand les entreprises délocalisent d’un État à l’autre, l’analyse des raisons et des solutions est soudainement débarrassée des scories nationalistes et mercantilistes qui pourrissent les discussions en matière de commerce international. Typiquement, depuis 2007, plus de 2 500 employeurs ont quitté la Californie ; emmenant avec eux quelque chose comme 109 000 emplois. Et devinez quoi ? Personne ne songe à accuser l’Arizona, le Texas ou la Caroline du sud de concurrence déloyale, personne ne suggère qu’il faudrait élever des barrières douanières à l’intérieur de l’union ou abandonner le dollar US mais tous le monde comprend bien où est le problème et qui l’a créé.Why Businesses Move Out of California: MyFoxLA.comC’est très simple : c’est la crise, pour survivre les entreprises doivent contrôler au maximum leurs coûts et lorsque vous êtes une entreprise basée à Los Angeles, déménager pour un conté voisin vous permet d’…

Réforme judiciaire, raison et sentiments

Voici une vidéo qui circule beaucoup depuis quelques jours sur internet ; elle a été publiée par l’Institut Pour la Justice (IPJ) pour nous inciter à soutenir leur Pacte 2012 pour la Justice. Et voici les commentaires de Me Eolas sur son blog qui accuse l’IPJ de se livrer à une manipulation éhontée.Raison et sentimentsJ’ai un aveu à faire : j’ai reçu le lien vers cette vidéo par mail et je l'ai signée. Mais à la lecture du texte de Me Eolas, clairement, je regrette de l’avoir fait. Je ne regrette pas d’avoir signé parce que je juge désormais les propositions de l’IPJ mauvaises mais parce que Me Eolas m’a convaincu que j’ai signé un ensemble de propositions très vagues sur la base de l’émotion provoquée par cette vidéo. Ce faisant, j’ai fait précisément ce que je reproche à beaucoup de mes concitoyens en matière d’économie : j’ai confondu Raison et sentiments. Ce faisant, j’ai commis une faute non seulement intellectuelle mais aussi morale. C’est aussi une faute morale parce que j’…

Pas de délit d'initié à Washington

Imaginez que vous soyez siégiez au congrès des États-Unis et que, en plein débat sur la réforme du système de santé (i.e. Obamacare), vous vendiez ou achetiez des actions de compagnies d’assurance-santé en fonction de la tournure que prennent les évènements au congrès. Naturellement, comme vous êtes au courant avant tous le monde des lois qui vont être votées, vous allez faire un gros paquet d’argent. Scandaleux me direz-vous : le congressman qui se livrerait à de tel agissements se rendrait tout simplement coupable d’un délit d’initié caractérisé et devrait, comme n’importe quel citoyen américain convaincu des mêmes faits, aller en prison.Eh bien non, naïfs que vous êtes. Figurez vous que c’est parfaitement légal :Question : le délit d’initié s’applique t’il à nos ministres et parlementaires et sont-ils contrôlés ?

La culture financière des français

Selon une étude du Crédoc, « seul un Français sur quatre (24 %) est capable de dire ce qu'est une obligation (dans une liste de réponses proposées), bien que la crise de la dette fasse les gros titres de la presse depuis plusieurs mois. ». On apprend aussi – entre autres choses – qu’« une frange non négligeable des sondés croient aux miracles : 25 % estiment qu'il est possible de trouver un produit financier qui soit ‘à la fois très rentable et très peu risqué’. »Tout s’explique.Via h16.

Raid sur Gibson

Même sans être particulièrement musicien, vous connaissez certainement Gibson. Avec 117 années d’existence, les guitares de Nashville, Tennessee ont écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire du rock. La Gibson, c’est l’instrument de Slash (Guns N' Roses), de Jeff Beck, de Chuck Berry, d’Eric Clapton, de Bob Dylan, de The Edge (U2), de Sheryl Crow, de Dave Grohl (Foo Fighters, Nirvana, TCV), de Jimi Hendrix, de Steve Jones (Sex Pistols), de Mark Knopfler (Dire Straits), de Bob Marley, de Keith Richards (The Rolling Stones), d’Angus Young (AC/DC), de Carlos Santana, de Lenny Kravitz, de Pete Townshend (the Who), de B.B. King et le double manche de Jimmy Page – rien que ça. Eh bien figurez-vous que, le 24 août dernier, plusieurs équipes de SWAT armées jusqu’aux dents et des agents du Fish and Wildlife Service ont investit trois usines et le siège de Gibson, interdisant même à Henry Juszkiewicz, le PDG du groupe, d’accéder à son bureau.Le gouvernement étasunien soupçonne…

Occupy Michael Moore

Michael Moore celui-là même qui explique volontiers que le capitalisme n'a rien fait pour lui et qui parade ces jours-ci à Wall Street en expliquant à qui veut bien l'entendre qu'il faut poursuivre la lutte contre le fameux 1% ; eh bien ce même Michael Moore est, en plus de sa résidence principale de Manhattan, l'heureux propriétaire d'une petite maison de vacance d’un peu plus de 900m² sur le Torch Lake dans le Michigan (photo ci-dessous). La bicoque est estimée à 2 millions de dollars.Notez au passage le voisinage très « 99% » de notre chasseur de subventions publiques professionnel : Bruce Willis, Madona, Tim Allen et quelques très opulents industriels ; en revanche, comme le note Mark Perry, pas un seul noir dans les parages.

Occupy ton temps à autre chose

Bill Gates et Steve Ballmer sont tous deux issus de familles aisées de notables de Seattle pour Gates et de Detroit pour Balmer. Ils se sont rencontrés à Harvard, là où Gates et Paul Allen, encore étudiants, fondent Microsoft en 1975. Ballmer rejoindra l’équipe en 1980.Warren Buffett est le fils d’Howard Buffet, un politicien américain. Fort des enseignements de Ben Graham, il se lance dans une carrière d’investisseurs qui lui permettra, de proche en proche, de racheter une petite entreprise textile au bord de la faillite, Berkshire Hattaway, qu’il transformera en un des plus gigantesques conglomérats de l’histoire.Larry Ellison est né dans le Bronx d’une fille-mère de 19 ans et d’un pilote de l’US Air Force qu’il n’a jamais connu ; il fut adopté par son oncle et sa tante alors qu’il avait 9 mois. Brillant et passionné d’informatique, il travaille sur un projet de base de données pour la CIA, le projet « Oracle », qui deviendra le nom de sa future entreprise.Diplômés du MIT, Charles e…

Jin Liqun : « Worn out welfare society »

Une interview de Jin Liqun, le président du fonds souverain chinois, sur Aljazeera. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit ce monsieur mais, globalement, il développe une vision très juste des véritables problèmes de l’UE.Extrait :« If you look at the troubles which happened in European countries, this is purely because of the accumulated troubles of the worn out welfare society. I think the labor laws are outdated. The labor laws induce sloth, indolence, rather than hardworking. The incentive system, is totally out of whack. Why should, for instance, within the Eurozone, some members' people have to work to 65, even longer, whereas in some other countries they are happily retiring at 55, languishing on the beach? This is unfair. » Et un peu plus loin : « The welfare system is good for any society to reduce the gap, to help those who happen to have disadvantages, to enjoy a good life, but a welfare society should not induce people not to work hard. »La réalité se rapproche d…

Elle a fait un bébé toute seule

En 1970, 8,6 millions de français – soit 17,9% de la population – vivaient sous le seuil de pauvreté [1] c'est-à-dire avec un niveau de vie mensuel inférieur à l’équivalent de 465 euros actuels. En 2009, ils étaient 8,2 millions à vivre avec moins de 954 euros par mois et ne représentaient plus que 13,5% de la population. C'est-à-dire qu’en 39 ans, le taux de pauvreté a reculé de 4,4% tandis que le seuil de niveau de vie à partir duquel un français est considéré comme pauvre a plus que doublé. Qu’on cesse une bonne fois pour toute de nous rebattre les oreilles avec l’âge d’or de la France industrielle des seventies. En 1970, il y avait des bidonvilles à la sortie de Paris et, malgré toutes les imbécilités politiques que nous avons enchaîné depuis, nous vivons infiniment mieux aujourd’hui qu’alors. Mieux encore, il est très probable – et je le tiens même pour certain – que les statistiques ci-dessus sous-estiment les progrès que nous avons réalisé en matière de réduction de la …