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Le pays aux 400 000 normes

« C’est facile de taper sur les agriculteurs mais si tu savais à quoi nous sommes confrontés en permanence notamment en ce qui concerne les normes en tout genre, il y a de quoi devenir fou. »

C’est ainsi que Jean-Baptiste Galloo, éleveur laitier à Rambouillet, perçoit l’environnement dans lequel travaillent les agriculteurs et, comme tout un chacun, il est manifestement convaincu que ce régime infernal est réservé à sa profession tandis que toutes les autres, naturellement, sont sauvagement dérégulées.

C’est assez amusant parce qu’il y deux semaines c’est exactement le discours que me tenait le patron de mon syndic de copropriété. Il ne parlait pas des agriculteurs, bien sûr, mais de sa propre profession qui, figurez-vous, croule littéralement sous les normes et législations imbéciles. Évidemment, le pauvre homme ne pouvait pas se douter qu’un ami, agent immobilier de son état, me tenait lui aussi des propos tout à fait similaires sur sa profession ; lesquels propos, d’ailleurs, faisait écho à ceux tenus quelques jours plus tôt par un autre ami — cardiologue celui-là.

Vous surprendrais-je, Ô lecteurs, si je vous disais que même dans la finance dérégulée (en plus d’être apatride et mondialisée), nous souffrons exactement des mêmes maux ? Réglementations aussi incompréhensibles que pléthoriques qui changent tous les ans ? Normes qui semblent avoir été édictées par des gens qui ignorent absolument tout de nos métiers (et nous considèrent tous comme des criminels en puissance) ? Administrations pointilleuses qui imposent une mise en œuvre à la lettre de textes qu’elles ne maîtrisent manifestement pas ? J’en passe…

La réalité, Ô lecteurs, c’est qu’on est tous dans le même bateau. Dites-vous bien que le monstre administratif que vous subissez tous les jours, nous le subissons tous et rien ne vous permet, a priori, de penser que vous êtes plus à plaindre que les autres. Faites donc le tour de vos voisins, des commerçants du quartier, de vos fournisseurs, clients ou lointaines connaissances et c’est la seule conclusion à laquelle vous parviendrez.

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