Accéder au contenu principal

Le pays aux 400 000 normes

« C’est facile de taper sur les agriculteurs mais si tu savais à quoi nous sommes confrontés en permanence notamment en ce qui concerne les normes en tout genre, il y a de quoi devenir fou. »

C’est ainsi que Jean-Baptiste Galloo, éleveur laitier à Rambouillet, perçoit l’environnement dans lequel travaillent les agriculteurs et, comme tout un chacun, il est manifestement convaincu que ce régime infernal est réservé à sa profession tandis que toutes les autres, naturellement, sont sauvagement dérégulées.

C’est assez amusant parce qu’il y deux semaines c’est exactement le discours que me tenait le patron de mon syndic de copropriété. Il ne parlait pas des agriculteurs, bien sûr, mais de sa propre profession qui, figurez-vous, croule littéralement sous les normes et législations imbéciles. Évidemment, le pauvre homme ne pouvait pas se douter qu’un ami, agent immobilier de son état, me tenait lui aussi des propos tout à fait similaires sur sa profession ; lesquels propos, d’ailleurs, faisait écho à ceux tenus quelques jours plus tôt par un autre ami — cardiologue celui-là.

Vous surprendrais-je, Ô lecteurs, si je vous disais que même dans la finance dérégulée (en plus d’être apatride et mondialisée), nous souffrons exactement des mêmes maux ? Réglementations aussi incompréhensibles que pléthoriques qui changent tous les ans ? Normes qui semblent avoir été édictées par des gens qui ignorent absolument tout de nos métiers (et nous considèrent tous comme des criminels en puissance) ? Administrations pointilleuses qui imposent une mise en œuvre à la lettre de textes qu’elles ne maîtrisent manifestement pas ? J’en passe…

La réalité, Ô lecteurs, c’est qu’on est tous dans le même bateau. Dites-vous bien que le monstre administratif que vous subissez tous les jours, nous le subissons tous et rien ne vous permet, a priori, de penser que vous êtes plus à plaindre que les autres. Faites donc le tour de vos voisins, des commerçants du quartier, de vos fournisseurs, clients ou lointaines connaissances et c’est la seule conclusion à laquelle vous parviendrez.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Le socios de Le Média

Pour devenir socio de Le Média, la future web-TV des amis de M. Mélenchon, vous devez (i) acquérir un ou plusieurs titres de propriété de Le Média (5 euros l’unité) et (ii) régler une contribution destinée à « financer le Média » (en fonction de vos revenus de 50, 80, 120 ou 200 euros). C’est le paiement de ces deux sommes, appelé droit d’entrée, qui fait de vous un socio. Les conditions générales stipulent très clairement qu’aucune cotisation n’est demandée.En contrepartie, vous promettent-ils, vous deviendrez propriétaire du nouveau média (selon la homepage) ou, du moins, d’une partie de celui-ci via l’association « Le Média » (selon la page socios, j'y reviens) et vous bénéficierez d’un certain nombre de « services exclusifs » comme, par exemple, le droit de publier un avis et de commenter les programmes ou, plus prosaïquement, celui d’avoir votre nom au générique d’un programme de votre choix.À l’heure où j’écris ces lignes, Le Média revendique 9 421 socios pour 1 117 972 eur…

Les prix « avant l’euro »

(J’ai l’intention de compléter cet article au fur et à mesure. Si vous avez des prix à proposer (avec des sources crédibles), n’hésitez pas à le me suggérer dans les commentaires.)L’euro a été introduit en deux temps. La première étape a eu lieu le 1er janvier 1999 à minuit, quand le taux de change irrévocable des différentes monnaies nationales par rapport à l’euro a été fixé définitivement — soit, pour ce qui nous concerne, 1 euro = 6.55957 francs. La seconde étape, l’introduction des pièces et billets en euro, s’est étalée sur un mois et demi : du 1er janvier 2002 au 17 février 2002 ; date à laquelle les espèces en franc ont été privées du cours légal [1] — c’est-à-dire qu’il était interdit de les utiliser ou de les accepter en règlement d’une transaction.SalairesÀ compter du 1er juillet 2000, le SMIC horaire brut était fixé à 42.02 francs soit, pour avec une durée légale du travail de 39 heures par semaine (169 heures par mois), 7 101.38 francs bruts par mois. Le 1er juillet 2001,…