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Et pourquoi pas un défaut sans Grexit ?

« Ce n’est jamais sans créer pour l’avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu’on soustrait l’individu aux conséquences de ses propres actes. »
— Frédéric Bastiat, Harmonies économiques.

Le problème, au fond, n’est pas vraiment économique. La Grèce pourrait, pour peu qu’elle remette de l’ordre dans ses finances publiques et réforme enfin son économie, se sortir de cette mauvaise passe sans souffrances excessives et ce, d’autant plus que les conditions auxquelles la Troïka lui fait crédit sont particulièrement avantageuses. En effet, et contrairement à ce qu’affirment les suspects habituels, on a déjà vu des pays se sortir d’une crise grave avec des politiques d’austérité — sans aller chercher bien loin, c’est précisément ce qu’a fait le président de Gaulle : excédents budgétaires, réduction de la dette publique, modernisation de l’économie et le tout, sans dévaluation ni subsides européens.

(La suite est en accès libre sur Causeur.fr.)

Commentaires

  1. C'est à la fois un mythe qu'une incompréhension monétaire: l'idée qu'une monnaie unique implique une économie unique et une politique économique unique. Évidemment, cette idée correspond à la gestion actuelle de l'Euro, avec un pilotage économique par les taux d'intérêt. Si on abandonné cette gestion, qu'on laisse aux pays et aux banques la responsabilité de leurs actes, et donc la possibilité de faillite, un phénomène d'apprentissage se mettra en place. Et, au final, la convergence économique sera plus grande.

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