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Articles

Affichage des articles du juin, 2014

Le paradoxe de Bossuet

Tout va mal, très mal, et ce n’est pas prêt de s’arranger. Sur ça, au moins, il semble qu’il y ait, parmi nos concitoyens, un consensus qui frôle l’unanimité.Si vous avez le malheur de faire remarquer que ce pessimisme est une spécificité tout à fait française on vous répondra — au choix — que les enquêtes internationales qui le confirment chaque année un peu plus sont de vastes entreprises de French bashing ou, lorsque le ridicule de cet argument devient trop évident, que c’est bien là la preuve de la lucidité des français : en effet, qui peut nier que tout va mal et que ça empire à vue d’œil ?Et pourtant, lorsqu’au-delà des anecdotes et des théories on jette un œil objectif à notre monde, tout ne pas si mal. C’est même tout le contraire : nous vivons vraisemblablement en plein âge d’or, la meilleure période — à tout point de vue — qu’ai connu notre humanité. La pauvreté recule partout à vue d’œil et avec elle ces fléaux multiséculaires que sont la faim, la malnutrition et l’absence …

Grand chelem !

Si vous faites partie de ceux qui jouent avec Gérard Filoche sur Tweeter (un peu comme un chat joue avec une balle de papier), sachez que Philippe Lacour nous a tous enterré. Là, vraiment, ça va être difficile à battre.Ça a commencé par un tweet dans lequel l’inénarrable Gérard se plaint d’un long trajet en autobus entre Aurillac et Brives la Gaillarde.Mal au coeur en permanence dans le bus aurillac brives la gaillarde 3 h durant sur les routes serpentines du cantal— Gerard Filoche (@gerardfiloche) June 11, 2014Et là, coup de génie : Philippe Lacour tente le grand chelem, la face nord de l’Everest, le coup magistral dont vous ne rêviez même pas :@gerardfiloche Suffit de prendre le train... #JDCJDR— Philippe LACOUR (@__phiphou__) June 11, 2014Bingo !@__phiphou__ pas de train bus a cause greve— Gerard Filoche (@gerardfiloche) June 11, 2014Philippe, tu es notre maître à tous !

Le plan

À la mort de Staline en 1953, s’il est un constat que tous partagent, c’est l’état de délabrement catastrophique de l’appareil de planification. La méthode des balances par laquelle le Gosplan assigne des quotas de production à toute l’économie soviétique n’est pas seulement profondément dysfonctionnelle : elle mobilise aussi un appareil bureaucratique colossal à tel point que la plupart des milliers d’ingénieurs que revendique l’Union soviétique sont en réalité exclusivement absorbés par des tâches administratives. Après la tentative de décentralisation avortée de Khrouchtchev — qui n’a abouti qu’à une chute de la production accompagnée d’un quasi-triplement des effectifs bureaucratiques — et le rétablissement d’une planification strictement centralisée, le problème se posait avec plus d’acuité que jamais : il fallait faire en sorte que ça marche.Le plan parfaitPour la première fois, la théorie de la planification va prendre le pas sur la pratique et toute une génération d’économiste…