Accéder au contenu principal

Je suis libéral

Je suis libéral. En tant que tel, j’estime qu’à l’unique condition que vos choix de vie ne portent pas atteinte à ma liberté, vous devriez pouvoir mener votre existence comme bon vous semble.

Il est sans doute utile que je précise ce point : quelque soient vos choix de vie et à l’unique condition que vous ne cherchiez pas à m’en faire supporter les conséquences, je serais le premier à me battre pour que vous puissiez vivre selon votre cœur.

Je le pense vraiment.

Je crois, en toute sincérité, que le collectivisme ne créera jamais rien d’autre que de la misère. Je le crois profondément. Mais si vous désirez fonder un phalanstère ou toute autre communauté basée sur ce principe, sachez que vous pourrez toujours compter sur mon soutien le plus indéfectible. De toute mes forces et en toute sincérité, je défendrais votre droit à vivre selon vos convictions.

Je réprouve, à titre tout à fait personnel, l’attitude de ses femmes musulmanes qui, alors qu’elles ont la chance de vivre dans un pays où le port du voile n’est pas imposé par la loi et alors que rien, ni dans le Coran, ni dans les hadiths ne le leur impose, se sentent obligées de cacher leur visage. C’est un choix que je ne comprends pas et que je n’approuve pas. Mais jamais, Ô grand jamais, je ne ferais rien qui vise à le leur interdire.

J’ai choisi de travailler dur et de prendre des risques pour construire mon avenir et celui de ma famille. C’est mon choix et peut-être ne le partagez-vous pas. Là encore, c’est votre droit le plus strict ; un droit que je respecte sans aucune arrière pensé. Ne travaillez pas, ne prenez aucun risque, faites comme bon vous semble mais, de grâce, ne le faites pas à mes dépens. Assumez vos choix et laissez-moi assumer les conséquences des miens !

Je réprouve absolument le racisme. De mes convictions, comme de mon expérience personnelle, je tiens qu’un homme est avant tout un individu qui doit être jugé pour ce qu’il est et pas en fonction du groupe dans lequel on veut le classer. Mais si c’est ainsi que vous voulez voir notre humanité, ainsi soit-il. Je ne ferais jamais rien pour vous l’interdire. Mais prenez garde : si vos convictions vous amènent à faire usage de la force, vous me trouverez sur votre chemin.

Au fond, je ne réclame qu’une seule chose : laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends. Ne vous occupez pas de mon bonheur, je m’en charge. Si le fruit de mon travail vous semble trop cher ou mal adapté à vos besoins, n’hésitez pas à vous fournir ailleurs. Si le travail que je vous propose vous semble mal payé ou trop contraignant, refusez-le. Si vous pensez que vous pouvez produire mieux et moins cher que moi, devenez mon concurrent.

Voilà ce qu’est le libéralisme. C’est la seule forme d’ordre social qui ne nécessite pas que l’on use de violence pour la maintenir pour la bonne et simple raison qu’elle résulte de vos propres choix.

Sachant cela, posez-vous une simple question : quelque soient vos idées, pensez-vous qu’elles puissent être mise en œuvre sans faire usage de force ? Faudra-t-il exproprier les propriétaires d’entreprises ? Faudra-t-il obliger les musulmanes à se dévoiler ? Faudra-t-il prendre le fruit du travail des uns pour le distribuer aux autres ? Faudra-t-il expulser celles et ceux qui ont le malheur d’avoir la peau trop sombre à votre goût ?

Si vos idées nécessitent l’usage de la force pour être appliquées, c’est que vos idées n’ont aucune valeur.

Commentaires

  1. I am le Parisien Libéral and I approve this message ! ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Lol c'est dans ce genre d'article que l'on peut voir que la sémantique est une arme politique.

    John S.

    RépondreSupprimer
  3. Vous etes d'une naiveté confondante.
    Si la plupart des femmes musulmanes sont voilées, ce n'est pas par plaisir, mais à cause des pressions et des menaces qui leur sont infligées par leur environnement, si elles s'habillent à l'occidental. Combien ont été agressées, violées ou même tuées pour cette raison ? Renseignez-vous !!!
    De même, les anti-racistes ne sont pas de grands esprits qui luttent pour l'égalité de tous les hommes. Ce sont essentiellement des gens qui militent pour la discrimination positive, c'est-à-dire pour leurs propres interets au detriment des banals blancs. La fameuse repentance contre l'esclavage et la colonisation, débouche toujours sur des demandes de réparations pécuniaires, ce qui montre bien qu'il y a un interet financier derriere les beaux discours.
    Quand à l'usage de la force, vous ne vous rendez même pas compte que c'est l'Etat lui-meme, investi par des clans corrompus, qui attaque ceux qui ne sont pas du meme bord : les riches, les classes moyennes, les entrepreneurs, etc..
    Comment ? Tout simplement par des lois et des règlements adaptés, puis la force publique, justice, police, gendarmerie.
    On dirait que vous n'avez pas encore remarqué qu'il y avait 2 poids, 2 mesures selon vous soyez on non du côté du pouvoir.
    Contre toute cette mafia, votre liberalisme de bisounours ne fait pas le poids !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous avez raison sur le fonds mais vous n'avez pas bien lu son texte.
      Je pense qu'il est très clair. De droite comme de gauche nous n'avons pas besoin de politiques pour nos choix individuels de vie. Le collectivisme qui est imposé de force via les décrets, loi, fiscalité, social aujourd'hui en France à ceux qui entreprennent vit ses dernières heures de gloire. Le retour du balancier est inéluctable. Quand , comment là est la question ?

      Supprimer
  4. Mon pauvre ami, vous tomberez parmi les premiers.

    RépondreSupprimer
  5. Je vous approuve vivement.

    Moi aussi je suis libéral, et je ne supporte pas qu'on m'oblige à payer des cotisations pour des femmes que je ne connais même pas puissent se faire soigner leur cancer du sein au lieu de travailler dur (comme vous et moi) pour se payer les traitements.

    Est-ce que je les oblige, moi, à payer pour mon cancer du sein ? non, j'ai choisi de ne pas en avoir, de manière à ne pas être une charge pour la société, ce que chacun (et surtout chacune) devrait faire.

    Mais nous sommes hélas encore loin du libéralisme parfait, celui où chacun paye pour son propre cancer et fait construire ses propres autoroutes s'il veut partir en vacances à Saint-Trop.

    RépondreSupprimer
  6. Anonyme (le dernier),
    Vous semblez supposer que, parce que je ne crois pas qu’une chose doive être rendue obligatoire et gérée par l’État, je suis opposé à ce que cette chose existe.
    Vous venez de tuer un homme de paille comme disent nos amis anglophones.
    Parce que, voyez-vous, les mutuelles sont nés non seulement sans l’aide de l’État mais même souvent malgré lui : les premières mutuelles françaises sont apparues au début du XIXe, autour des usines, et elles étaient le fruit d’initiatives privées et volontaires. Lorsque l’État s’en est mêlé, c’était au travers de la loi Le Chapelier (1791) qui restreignait les droits des sociétaires (délit de coalition) puis, en 1930, en lui donnant un caractère obligatoire et enfin, sous le régime de Vichy, en la généralisant pour tous les salariés.
    Il y a quelques mois, un ami cancérologue était à deux doigts d’égorger le médecin de la Sécu qui, pour des motifs purement administratifs, lui expliquait qu’il n’aurait pas dû soigner sa patiente. Il se trouve justement qu’elle avait un cancer du sein.

    RépondreSupprimer
  7. bonjour,

    il en est du Libéralisme en ce pays comme du Baseball : ce sont des sports étrangers que nous connaissons mal et à propos desquels nous faisons de lourdes erreurs de compréhension et de diagnostic, justement parce que nous les connaissons mal.

    par ailleurs, je pense qu'il y a des degrés dans le Libéralisme : on peut, en quelque sorte, l'être plus ou moins. untel sera "plus" libéral qu'untel autre sur des sujets sociaux mais moins qu'un troisième sur des sujets économiques.

    lorsque l'on combine ces 2 petites remarques, on peut commencer à se rendre compte à quel point vouloir être libéral est difficile en ce pays.

    RépondreSupprimer
  8. Vous êtes libéral ? Grand bien vous fasse ! Personnellement : "Homo sum ; humani nihil a me alienum puto" (Térence).

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Le prix des sardines quand les pêcheurs ont des téléphones

Soit deux petits villages de pêcheurs de sardines du sud de l’Inde. Chaque nuit, les pêcheurs de chaque bourg partent jeter leurs filets en mer et, le matin venu, ils vendent leurs prises sur la plage à la population de leurs villages respectifs. Parce qu’ils sont relativement distants l’un de l’autre et ne disposent pas de moyens de communication rapide, nos villages vivent en autarcie. C’est-à-dire que leurs habitants n’achètent de sardines qu’aux pêcheurs de leur propre village qui, symétriquement, n’en vendent à personne d’autre qu’à leurs concitoyens.Dans l’état actuel des choses, donc, la ration quotidienne de protéines des habitants de nos villages dépend exclusivement de leurs pêcheurs respectifs. Si la pêche est fructueuse, il est probable que les sardines seront bradées au marché du matin et il n’est pas impossible que les pêcheurs se retrouvent même avec des invendus — c’est-à-dire des poissons bons à jeter. Si, au contraire, la pêche de la nuit a été mauvaise, vous pouvez …

Le paradoxe des oignons

Cette fois-ci, c’est l’inénarrable Paul Jorion qui s’y colle dans un article publié le 26 septembre 2013 sur challenges.fr : « il faut, nous assène l’histrion médiatique, supprimer la spéculation. »Nous-y revoilà. C’est une antique tradition. Déjà, sous l’Ancien Régime, on avait coutume de faire porter le chapeau des aléas climatiques et des politiques imbéciles aux accapareurs ; aujourd’hui, force est de constater que rien n’a changé et qu’on trouve toujours, à la barre du tribunal révolutionnaire, un accusateur public prêt à dénoncer les méfaits des spéculateurs. Si les prix montent, qu’on les pende ; si les prix baissent, qu’on promène leur tête au bout d’une pique ! Au royaume du mensonge, la dénonciation de l’ennemi du peuple tient toujours lieu de pensée.Plutôt que de rentrer dans un débat théorique, je vous propose une approche purement expérimentale, une vérification empirique qui, si elle ne satisfait sans doute pas les conditions requises sur une paillasse – c’est le lot com…