Accéder au contenu principal

Au royaume des aveugles…

Ce graphique illustre une estimation de l’évolution de la distribution des revenus à l’échelle mondiale depuis 1970.

Les deux verticales rouges indiquent un revenu annuel de $312 (i.e. l’équivalent de $1 par jour en 2006) et de $554 (i.e. l’équivalent d’un dollar par jour aux prix de 1985).

Comme vous l’avez sans doute compris, le premier enseignement que nous pouvons tirer de ces distributions, c’est que, depuis 1970, le taux de pauvreté s’est littéralement effondré. Avec un seuil de pauvreté de $1 par jour, cela ressemble à ceci :

Autre enseignement : cet enrichissement global s’est accompagné d’une spectaculaire réduction des inégalités. Les graphiques suivants illustrent (de haut en bas et de gauche à droite) le coefficient de Gini, les indices d’Atkinson (avec un coefficient de 0,5, de 0,75 et de 1 respectivement) et les ratios inter-percentiles (75%-25% et 90%-10% respectivement).

Ces graphiques sont extraits de Maxim Pinkovskiy, Xavier Sala-i-Martin, Parametric estimation of the world distribution of income (2009).

Ce préalable étant posé, vous pouvez retourner écouter votre éditorialiste préféré gloser à l’infini sur le torrent de misères qui s’est déversé sur notre pauvre humanité ces quarante dernières années ainsi que sur l’explosion des inégalités qui l’a accompagné.

Au royaume des aveugles…

Commentaires

  1. Comme ce n'est pas le socialisme qui est à l'origine de cette énorme diminution, elle ne compte pas. Ne resterait-il qu' un malheureux au plus bas échelon que son discours misérabiliste continuerait sans le moindre bémol. Quand on aime tant les pauvres qu' on veille à en créer tous les jours....

    RépondreSupprimer
  2. Intéressant, mais ces graphiques gagneraient en impact si les sources étaient citées.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Pro Macron - lettre ouverte à mes amis libéraux

Pardon pour cette platitude mais le succès d’Emmanuel Macron c’est avant tout l’expression d’un désir de renouvellement de notre classe politique. Je ne crois pas, si vous me permettez cette hypothèse personnelle, que la plupart de ses électeurs aient voté pour son programme et je suis même convaincu que très peu l’ont lu. Emmanuel Macron est avant tout l’incarnation de ce que nombre de nos concitoyens attendent : une nouvelle tête — un candidat dont les débuts en politiques n’ont pas été photographiés en noir et blanc [1] — et, à tort ou à raison, une rupture avec le système politique hérité de la Libération.Et c’est précisément ça qui a, je crois, tué la candidature de François Fillon. Face à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, lors de la primaire, il pouvait aisément passer pour le candidat du renouvellement de la droite et ce, d’autant plus qu’il tenait à l’époque un discours très libéral au regard de ce à quoi nous sommes habitués de la part des Républicains [2]. Seulement voilà : no…

Les Chicago Boys, Milton Friedman et Augusto Pinochet

Cinq Chicago Boys vers 1957
(dont Sergio de Castro, à droite)Tout commence en 1955. Nous sommes alors en pleine guerre froide et les deux grands blocs — l’URSS et les États-Unis — se livrent une lutte sans merci pour accroître leurs zones d’influences respectives. Dans la longue liste des terrains d’affrontement, l’Amérique Latine figure en bonne place et le Chili n’échappe pas à cette règle. La situation chilienne, du point de vue américain, est particulièrement inquiétante : la gauche y vire marxiste, le reste du spectre politique est divisé et les politiques populistes du général-président Carlos Ibáñez ne laissent rien présager de bon. À Washington, on cherche donc à restaurer l’influence des États-Unis dans la région.C’est dans ce contexte qu’en juin 1955, Theodore Schultz, Earl Hamilton, Arnold Harberger et Simon Rottenberg, tous représentants de l’Université de Chicago, débarquent à Santiago pour y signer un accord avec l’Université Pontificale Catholique du Chili. L’objet de l’…