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Squeeze de l’offre

Sur la période 2007-12, la taille du marché obligataire américain n’a augmenté que de 2,5 trillions de dollar (en dollars 2012 – i.e. ajustés de l’inflation) ; c’est le chiffre le plus bas observé depuis (au moins) la période 1980-85 (+2,7 trillions). Ce faible volume d’émissions nettes fait suite à la période 2002-07, où le marché avait cru d’un montant record de 9,9 trillions (dont 2,4 trillions de mortgages).

Par type d’émetteur, la période 2007-12 se caractérise par (i) un effondrement sans précédent des émissions obligataires liées au financement immobilier (Mortgages + GSEs), des instruments monétaires et des titrisations autres que des mortgages, (ii) un volume d’émission très soutenu des entreprises et (iii) une explosion sans précédent de la dette émise par le Department of the Treasury. Entre 2007 et 2012, ce dernier a émis 5,9 trillions de dollars (en net) à comparer aux 3,3 trillions émis de 1980 à 2007.

En d’autres termes et pour la première fois depuis (au moins) 1980, le marché obligataire privé s’est contracté (-3,4 trillions).

Nous avons donc (i) un deleveraging des ménages américains, (ii) une désintermédiation du crédit corporate et (iii) le trésor des États-Unis qui émet des volumes massifs de dette publique dans un marché où la plupart de ses concurrents se replient.

Sources : Sifma et U.S. Dept. of Labor, Bureau of Labor Statistics.

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