Accéder au contenu principal

Liberté économique 2012

Dans l’introduction du rapport annuel Economic Freedom of the World 2012 du Fraser Institute [1] :

  1. En 2010, les nations classées dans le premier quartile de liberté économique (les 25% les plus libres) affichaient un PIB par habitant moyen de $37 691 alors que celui des pays du dernier quartile (les 25% les moins libres) n’atteignait que $5 188 [2].
  2. Au sein des pays du premier quartile, le revenu moyen des 10% les plus pauvres était de $11 382 contre $1 209 pour ceux du dernier quartile ; par ailleurs, les citoyens les plus pauvres des pays les plus libres sont en moyenne deux fois plus riches que l'ensemble des citoyens des pays les moins libres.
  3. L’espérance de vie des habitants des pays du premier quartile atteint 79,5 ans ; dans les pays du dernier quartile, elle n’est que de 61,6 années.
  4. Les libertés civiles et politiques sont considérablement plus élevées dans les pays économiquement libres que dans les nations les moins libres.

---
[1] L’enquête annuelle du Fraser Institute, un think tank canadien, est publiée depuis 1996 (voir freetheworld.com) ; à ne pas confondre avec le Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation en partenariat avec le Wall Street Journal qui est publié depuis 1995 (voir heritage.org/index).
[2] Dollars internationaux courants.

Commentaires

  1. " c'est-à-dire que les citoyens les plus pauvres des pays les plus libres sont en moyenne deux fois plus riches que les citoyens des pays les moins libres."

    -> 10 fois plus élevés ;)

    RépondreSupprimer
  2. Mateo,
    Non c'est bien deux fois (je m'étais mal exprimé, c'est corrigé).
    * Dans les pays du 1er quartile, le revenu moyen des 10% les plus pauvres était de $11 382 ;
    * Dans les pays du 4è quartile, le revenu moyen de l'ensemble de la population était de $5 188.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Les Chicago Boys, Milton Friedman et Augusto Pinochet

Cinq Chicago Boys vers 1957
(dont Sergio de Castro, à droite)Tout commence en 1955. Nous sommes alors en pleine guerre froide et les deux grands blocs — l’URSS et les États-Unis — se livrent une lutte sans merci pour accroître leurs zones d’influences respectives. Dans la longue liste des terrains d’affrontement, l’Amérique Latine figure en bonne place et le Chili n’échappe pas à cette règle. La situation chilienne, du point de vue américain, est particulièrement inquiétante : la gauche y vire marxiste, le reste du spectre politique est divisé et les politiques populistes du général-président Carlos Ibáñez ne laissent rien présager de bon. À Washington, on cherche donc à restaurer l’influence des États-Unis dans la région.C’est dans ce contexte qu’en juin 1955, Theodore Schultz, Earl Hamilton, Arnold Harberger et Simon Rottenberg, tous représentants de l’Université de Chicago, débarquent à Santiago pour y signer un accord avec l’Université Pontificale Catholique du Chili. L’objet de l’…

Non, Salvador Allende n’était pas « sur le point de réussir »

Au centre, Allende et Brezhnev, le 11/12/1972 à Moscou.Parmi les nombreuses tartes à la crème qu’on voit circuler sur les Internets, il y a l’idée prégnante et manifestement reçue par beaucoup selon laquelle Salvador Allende était « sur le point de réussir » quand la CIA l’a remplacé par la junte d’Augusto Pinochet. Non. À moins que par « réussir » vous entendiez « réussir à instaurer une dictature » à la mode cubaine ou soviétique, rien n’est plus faux. Un rapide retour sur ces trois années s'impose.Lorsque Salvador Allende, candidat d’une coalition qui regroupait presque tous les partis de gauche du Chili, arrive premier à l’élection présidentielle du 4 septembre 1970 avec 36.2% des voix, il n’est pas pour autant élu. En effet, la constitution chilienne de l’époque voulait que si aucun candidat n’emportait la majorité des suffrages, les deux premiers seraient départagés par un vote du Congrès. Allende devait donc convaincre les parlementaires chiliens de lui apporter leurs suffr…