Accéder au contenu principal

On a les idoles qu'on peut…

Je viens de tomber sur cet article à propos de la disparition de Steve Jobs écrit par un petit pisse-copie subventionné de l’Huma qui n’a, reconnaissons-lui cet instant de lucidité, pas jugé utile de signer son œuvre. Le minable qui se fend de ce torchon nous rappelle donc que Jobs « n'a pas inventé le vaccin contre le Sida ou le paludisme, encore moins mis un terme à la fin [1] dans le monde » - contrairement aux journalistes de l’Huma dont la contribution au bien-être de l’humanité ne fait de doute pour personne. L’imbécile enchaîne en nous précisant que le génie de Jobs n’a profité qu’à« ceux qui peuvent se l'offrir » ; dont, certainement, le journaleux lui-même à moins – ô misère ! – que ses petits doigts boudinés ne tapent carrément sur un clavier de PC. Le même crétin se sent obligé de nous asséner que « Humanité.fr n'a pas vocation à faire la publicité » des produits de la firme de Cupertino (on hésite à lui rappeler qu’entre l’iPad et l’Huma, c’est plus le second qui aurait plutôt besoin de l’aide du premier) avant de nous infliger la diatribe anticapitaliste habituelle : Steve Jobs était un « Picsou » qui n’a fait que « capter tous les sous des utilisateurs comme des inventeurs d'application ». Bref, l’exception culturelle française dans toute sa splendeur.

Comme le rappelle très justement un des communistes anonymes dans les commentaires, Apple et Steve Jobs représente tout ce qu’ils combattent : la liberté, la créativité, l’intelligence, l’esprit d’entreprise et jusqu’à la joie de vivre. Leur monde à eux est peuplé de petits fonctionnaires corrompus incapables de la moindre idée, de prendre le moindre risque personnel et surtout de subvenir à leurs besoins sans vivre aux dépens des autres. En effet, tout est là : il y a ceux qui font et ceux qui se contentent de cracher leur petite haine minable au bistrot du coin. Quelqu’un peut-il me citer ne serait-ce qu’une seule invention utile [2] qui soit jamais sortie d’un pays socialiste ?

Définitivement, pour reprendre le propos d'un autre sinistre anonyme dans les commentaires, on a les idoles qu'on peut !

---
[1] On ose espérer que c’est volontaire…
[2] Et non létale.

Commentaires

  1. tu as bien fait de préciser "et non létales". Les principaux produits d'exportation de l'ancienne URSS que l'on retrouve encore aujourd'hui partout dans le monde, c'est la kalach, le fusil de sniper dragounov et le rpg-7. Peu coûteux, fiables, efficaces. Tous les mouvements séparatistes, rebelles et terroristes remercient le génie socialiste, en particulier les talibans. Ha, ça a une autre gueule que l'i-pod !!! Evidemment, l'industrie de l'armement était la seule industrie russe en situation de concurrence.

    RépondreSupprimer
  2. Si on n'est pas communiste à 20 ans, on n'a pas de coeur. Si on est communiste à 40 ans, on n'a pas d'intelligence.

    RépondreSupprimer
  3. inventions non létales en provenance d'union soviétique : Sputnik, Soyouz et la station Mir.

    Ceci dit il est vrai que le papier de l'huma est particulièrement sectaire, mais n'est ce pas là l'apanage d'une gauche dure ?

    RépondreSupprimer
  4. Inventions non létales anéanties par le fait qu'il fallait plusieurs heures pour trouver un pot de crème fraiche mais pas fraiche, la fraiche étant fournie par le marché noir.

    RépondreSupprimer
  5. théo2toulouse,

    On peut toujours tout disqualifier. Vous venez d'utiliser le même procédé que celui du journaliste de l'huma à propos de Steve Jobs. Est-ce donc un là un procédé pertinent ?

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Le salaire minimum à 15 dollars de Seattle

En général, la (fonction de densité de la) distribution des salaires ressemble à quelque chose comme ça : C’est-à-dire que relativement peu de gens touchent des salaires très bas (à gauche de la distribution), la plupart perçoivent un salaire proche du salaire médian (au milieu) et, plus on monte dans l’échelle des rémunérations (vers la droite), plus ça devient rare. Sur un graphique de ce type, le P.-D.G. d'une société du CAC 40 ou un joueur international de football se promènent à quelques dizaines de centimètres à droite de votre écran mais ces cas sont si exceptionnels que le trait bleu est invisible à l’œil nu.Le point MinW indique le niveau du salaire minimum légal. À gauche de ce point, en rouge, vous trouvez toutes les personnes dont le travail vaut moins que le salaire minimum. Typiquement, ce sont des gens peu qualifiés, peu expérimentés et même souvent les deux. C’est-à-dire qu’étant donné le niveau du salaire minimum, ces gens-là sont tout simplement inemployables. C&#…

L'océan de cash

Du 4 juillet 2007 au 5 juillet 2017, le total du bilan de la Federal Reserve [1] est passé de 860 à 4 4 trillions de dollars — c’est à dire qu’il a quintuplé. À l’actif de la banque centrale étasunienne, cette croissance phénoménale se traduit par l’explosion de son portefeuille d’obligations émises par le Department of the Treasury — lequel atteint aujourd’hui 2,5 trillions — auquel se rajoutent les titrisations de créances hypothécaires (Mortage-Backed Securities) rachetées à Fannie Mae et Freddie Mac pour environ 1,8 trillions.Il s’agit, bien sûr, des conséquences d’une politique monétaire historiquement accommodante qui a conduit la Fed à intervenir massivement sur le marché obligataire. Très schématiquement : la Fed a créé des dollars ex-nihilo, ce qui ne lui coûte presque rien, et c’est servi de la monnaie ainsi créée pour racheter massivement les obligations qui se trouvent aujourd’hui sur son bilan. L’objectif, naturellement, étant de faire baisser les taux et ainsi — du moins…