Accéder au contenu principal

Eclair de lucidité à la Fed de St Louis

Dans une publication récente de la Fed de St Louis, Daniel L. Thornton, vice président et conseiller économique, confirme que « le législateur est au courant de la possibilité selon laquelle une politique persistante de taux d’intérêt exceptionnellement bas peut résulter en une mauvaise allocation du crédit et gonfler le prix des actifs. »

C’est une excellente nouvelle et nous avons tous toutes les raisons du monde de nous féliciter de cette prise de conscience qui, intervenant en 2011, n’aura finalement mis que 99 ans – depuis la publication du Traité de la Monnaie et du Crédit de Ludwig von Mises en 1912 – pour atteindre l’esprit de ceux et celles qui sont en charge de la planification monétaire centrale.

Effectivement, nous avons d’excellentes raisons de penser qu’une politique monétaire dite accommodante a de très fortes chances de créer ce qu’il est convenu d’appeler une « bulle spéculative » et que la correction de cet effet indésirable par une politique monétaire restrictive résulte généralement en une récession.

Commentaires

  1. Merci pour cette intéressante information ! Décidément, la présente crise a le mérite de mettre en lumière les déficiences intrinsèques tant des Etats-providence et que des banques centrales qui les financent directement. A la réflexion, la BCE paraît presque "vertueuse" par rapport à la FED.

    RépondreSupprimer
  2. bubulle,
    Mais de rien, c'est un plaisir ;)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Les prix « avant l’euro »

(J’ai l’intention de compléter cet article au fur et à mesure. Si vous avez des prix à proposer (avec des sources crédibles), n’hésitez pas à le me suggérer dans les commentaires.)L’euro a été introduit en deux temps. La première étape a eu lieu le 1er janvier 1999 à minuit, quand le taux de change irrévocable des différentes monnaies nationales par rapport à l’euro a été fixé définitivement — soit, pour ce qui nous concerne, 1 euro = 6.55957 francs. La seconde étape, l’introduction des pièces et billets en euro, s’est étalée sur un mois et demi : du 1er janvier 2002 au 17 février 2002 ; date à laquelle les espèces en franc ont été privées du cours légal [1] — c’est-à-dire qu’il était interdit de les utiliser ou de les accepter en règlement d’une transaction.SalairesÀ compter du 1er juillet 2000, le SMIC horaire brut était fixé à 42.02 francs soit, pour avec une durée légale du travail de 39 heures par semaine (169 heures par mois), 7 101.38 francs bruts par mois. Le 1er juillet 2001,…

Comment j’ai déprogrammé l’obsolescence

C’est arrivé ce matin. Notre lave-vaisselle familial, que nous avions programmé pour tourner la nuit dernière, n’avait pas fonctionné. Mon épouse, étonnée par cette inhabituelle défaillance, a essayé de le relancer : rien à faire, le bestiau ne fonctionnait plus. Dépités, nous convînmes donc, ma dulcinée et moi-même, qu’il était temps de lui trouver un remplaçant. Cette fois ci, nous disions nous pas plus tard que ce matin, nous n’achèterons pas la première camelote venue à 300 euros : rendez-vous fût pris en début de soirée pour faire l’acquisition d’une bête de course qui, nous l’espérions, durerait vingt ans, comme celle de belle-maman.Dans les entrailles de la bêteMais la journée avançant, cette histoire ne sortait pas de ma tête. Le lave-vaisselle en question, nous l’avions tout de même acheté il y a à peine plus de trois ans : ce n’est pas Dieu possible que ce machin, même s’il ne nous avait objectivement pas coûté grand-chose, nous lâche aussi vite. Si ça se trouve, me disais-j…