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Etats-Unis: faillite bancaire #369

Le « Federal Deposit Insurance Corporation » (FDIC) a été créée par le Congrès des Etats-Unis en 1933 pour garantir les dépôts réalisés dans les banques américaines. Le FDIC fonctionne comme une compagnie d’assurance obligatoire financée par les cotisations des institutions assurées : lorsqu’une banque fait faillite, il rembourse les déposants.

Le 29 août 2008 (quelques jours avant la chute de Lehman Brothers), le FDIC annonçait la faillite de la Integrity Bank d’Alpharetta en Géorgie. C’est la 10ème banque assurée par le FDIC qui est mise en liquidation en 2008. A cette date, le FDIC assurait 8 451 banques.

Lors de la crise précédente – l’explosion de la « bulle internet » (2000-2004) – 24 banques avaient fait faillite dont 11 lors de la seule année 2002. Suit une période de calme en 2005 et en 2006, où le FDIC n’enregistre aucune faillite. La crise dite des « subprimes » commence à se faire ressentir en 2007 avec 3 mises en liquidation ; elle s’accélère en 2008 avec 25 sauvetages – dont la Integrity Bank en août ; en 2009, ce sont 140 banques qui partent en fumée et sont absorbées par leurs concurrentes avec l’aide du FDIC ; en 2010, 157 banques vont disparaître de la même manière [1].

Le 27 mai 2011, la First Heritage Bank de Snohomish dans l’état de Washington est la 44ème banque à faire faillite en 2011 [2]. Depuis 2007, ce sont donc 369 banques qui ont été mise en liquidation. Le FDIC n’assure désormais plus que 7 575 institutions, soit 876 de moins (10%) qu’au 29 août 2008.

La majorité des banques qui ont fait l’objet d’un sauvetage du FDIC sont des petites institutions locales qui sont à peu près aussi étrangères à Wall Street que peut l’être une caisse régionale du Crédit Agricole – l’actif total de la First Heritage Bank, par exemple, ne représente que 19 / 100 000 de celui de Goldman Sachs.

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[1] La liste complète depuis 2000.
[2] En rythme annuel, nous sommes sur une tendance de 107 banques mise en faillite cette année.

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