Accéder au contenu principal

Taxes et incitations

Don Boudreaux marque encore un point. En substance : les mêmes personnes qui nient l’idée selon laquelle augmenter les taxes sur les activités créatrices de richesse risque d’avoir un effet négatif sur la création de richesse sont les premières à vouloir taxer les activités jugées mauvaises pour notre santé afin de nous en détourner.

Par exemple, comment peut-on penser qu’une augmentation de l’impôt sur les sociétés n’aura pas d’impact sur la motivation des entrepreneurs tout en affirmant qu’une augmentation des taxes sur le tabac permettra de réduire sa consommation ?

Via Café Hayek

Commentaires

  1. Comme vous ne l'ignorez pas, un bon nombre des pseudo-politiques fiscales et économiques sont en fait des interventions moralisatrices dans le style des ligues de vertu. Si vous détruisez des bouteilles d'alcool, vous propagez la vertu. Si vous prenez aux riches pour donner aux pauvres, vous êtes Robin des Bois, donc un gentil. La logique est la même, elle ne prend pas en compte les mécanismes économiques. Et, chose encore plus attristante, le but n'est d'ailleurs pas tellement moral, profondément, réalistement. Il s'agit plutôt d'un exhibitionnisme moralisateur, d'une pose que l'on prend aux yeux des autres comme à ses propres yeux.

    Même si vous subodorez que l'encadrement des loyers aura des effets pervers, vous devez proposer ça, parce que vous aurez l'air d'être pour les bons, les petits, contre les méchants, les gros. Vous construisez donc un monde de faux-semblants, pseudo-moral, avec des beaux effets sur la justice sociale. Idem en "écologie". Si vous bannissez le DDT, vous sauvez la planète. Qu'il y ait des tas de morts de la malaria à cause de vous n'a aucune importance.

    Donc on a des effets désastreux dus à la combinaison d'une attitude morale erronée et d'une ignorance : moralisme d'affichage + ce qui ne se voit pas (Bastiat) = effets pervers.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Pro Macron - lettre ouverte à mes amis libéraux

Pardon pour cette platitude mais le succès d’Emmanuel Macron c’est avant tout l’expression d’un désir de renouvellement de notre classe politique. Je ne crois pas, si vous me permettez cette hypothèse personnelle, que la plupart de ses électeurs aient voté pour son programme et je suis même convaincu que très peu l’ont lu. Emmanuel Macron est avant tout l’incarnation de ce que nombre de nos concitoyens attendent : une nouvelle tête — un candidat dont les débuts en politiques n’ont pas été photographiés en noir et blanc [1] — et, à tort ou à raison, une rupture avec le système politique hérité de la Libération.Et c’est précisément ça qui a, je crois, tué la candidature de François Fillon. Face à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, lors de la primaire, il pouvait aisément passer pour le candidat du renouvellement de la droite et ce, d’autant plus qu’il tenait à l’époque un discours très libéral au regard de ce à quoi nous sommes habitués de la part des Républicains [2]. Seulement voilà : no…

Les Chicago Boys, Milton Friedman et Augusto Pinochet

Cinq Chicago Boys vers 1957
(dont Sergio de Castro, à droite)Tout commence en 1955. Nous sommes alors en pleine guerre froide et les deux grands blocs — l’URSS et les États-Unis — se livrent une lutte sans merci pour accroître leurs zones d’influences respectives. Dans la longue liste des terrains d’affrontement, l’Amérique Latine figure en bonne place et le Chili n’échappe pas à cette règle. La situation chilienne, du point de vue américain, est particulièrement inquiétante : la gauche y vire marxiste, le reste du spectre politique est divisé et les politiques populistes du général-président Carlos Ibáñez ne laissent rien présager de bon. À Washington, on cherche donc à restaurer l’influence des États-Unis dans la région.C’est dans ce contexte qu’en juin 1955, Theodore Schultz, Earl Hamilton, Arnold Harberger et Simon Rottenberg, tous représentants de l’Université de Chicago, débarquent à Santiago pour y signer un accord avec l’Université Pontificale Catholique du Chili. L’objet de l’…