Accéder au contenu principal

Free Competition in Currency Act of 2011

Le 15 mars 2011, Ron Paul a présenté le Free Competition in Currency Act of 2011 (H.R. 1098) à la chambre des représentants. L’auteur de « End The Fed ! », avait déjà tenté de faire passer des lois similaires (notamment en 2007) mais sans succès. Voici donc l’acte de retour dans le processus législatif. Ce dernier comporte trois volets :

1/ Eliminer la taxation des gains en capital sur les pièces d’or et d’argent (qui peuvent monter jusqu’à 35% à court terme et 28% à plus long terme) ainsi que les taxes locales prélevées par les Etats et les gouvernements locaux. L’idée de ces taxations est d’empêcher les citoyens américains de fuir l’inflation sur le dollar en achetant des métaux précieux. Les éliminer revient à permettre aux étasuniens d’utiliser des monnaies métalliques en lieu et place du dollar.

2/ Rappeler les lois qui établissent le cours légal du dollar US (United States Code, titre 31, section 5103) – c'est-à-dire les lois qui interdisent aux citoyens et aux entreprises américaines de refuser d’être payés en dollars US. Si cette loi passe, une entreprise étasunienne aurait le droit de demander à être payée dans une autre monnaie.

3/ Last but not least, l’acte ne propose rien de moins que d’en finir avec la prohibition des monnaies privées et de mettre un terme aux procédures judiciaires engagées contre elles (comme pour les Liberty Dollars). C'est-à-dire que n’importe quelle institution pourrait battre monnaie et – points 1 et 2 – pourrait être librement utilisée par les citoyens américains sans être surtaxée.

« If we don't do something about the dollar, disait Paul the market will. I would like to legalize competition in currency. ». Maintenant que le marché a clairement fait sa part du travail, se pourrait-il que le Free Competition in Currency Act signe la fin du monopole de la Fed ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Le marché des actions US est-il si cher que ça ?

Avec un Price-to-Earnings Ratio (cours sur bénéfices nets) désormais nettement supérieur à 20, le marché des actions américaines apparaît désormais très cher et même, selon nombre de commentateurs, trop chers. Cela fait plusieurs mois que le mot en B (« bulle ») a été prononcé [1] et force est de reconnaître que, sur la seule base de ce ratio, c’est effectivement le cas. Néanmoins, un rapide retour sur la théorie de la valorisation donne un éclairage tout à fait différent.Si le PER est un ratio très couramment utilisé sur les marchés, les chercheurs qui s’intéressent à la valorisation des actions utilisent plus volontiers son inverse : le Earnings Yield. En notant $E$ le niveau actuel des bénéfices nets et $P$ le prix du marché, le Earnings Yield s’écrit simplement : $$\frac{E}{P} $$ C’est donc la même mesure mais exprimée sous forme de taux plutôt que de ratio. Si nous utilisons plus volontiers cette présentation c’est que, contrairement au PER, elle a une signification très précis…

M. le Président, construisons l’Étoile de la Mort

Attendu qu’il est désormais acquis que l’État doit augmenter massivement la dépense publique pour relancer la croissance (i.e. politique de croissance) et qu’un déficit budgétaire inférieur à 10% du Produit intérieur brut est une politique d’austérité ;Attendu qu’il est également acquis que les seules solutions raisonnables à un endettement public insoutenable sont (i) encore plus de dette et/ou (ii) le financement de la dépense publique par la création monétaire ;Attendu, enfin, que nous entrons dans une nouvelle ère, que le paradigme a changé, que les lignes ont bougé, qu’il faut désormais raisonner hors du cadre et que, de toute manière, si on ne peut pas les battre, autant se joindre à eux ;Attendu ce qui précède, donc, je me fais fort de participer, avec mes faibles moyens, au redressement productif national, à la relance de la croissance durable et à la réindustrialisation de la France en relayant ici le plan initialement élaboré par Tyler Durden (Zero Hedge) en février 2012. Po…